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Les blondes d’Aquitaine des marais… au National de la race

Le 02/08/2023 à 10:31 I Soyez le 1er à déposer un commentaire
Les blondes d’Aquitaine des marais… au National de la race

Blonde d’Aquitaine Le département va accueillir le concours national de la race, porté par le Syndicat blonde d’Aquitaine de Loire-Atlantique. La famille Thoby va participer à l’organisation de ce moment exceptionnel pour le département.

Loin de Châteaubriant… une famille d’éleveurs de blondes d’Aquitaine s’est embarquée dans l’appui à l’organisation du concours national de la race qui aura lieu du 8 au 11 septembre, en parallèle de la foire de Béré. Jean-Louis Thoby et son fils Maxime, ainsi qu’Alan, possèdent 180 mères blondes d’Aquitaine. Ce sont un peu les « p’tits Gaulois » de l’aventure, eux qui sont basés à Sainte-Reine-de-Bretagne, loin du fief de Béré. Pourtant, ils font les kilomètres pour assister aux réunions, chercher les sponsors pour alimenter les lots des futurs participants. D’une certaine manière, leur exploitation illustre la capacité de cette race à s’adapter à tous les terrains. En effet, leurs vaches évoluent dans les marais. Jean-Louis a été le premier à s’installer avec le père d’Alan, au sein du Gaec La Picauderie. Aujourd’hui, la ferme compte 350 ha dont la moitié en marais. Ils cultivent également 40 ha de maïs, 30 ha de céréales pour l’autoconsommation et le reste en prairies. Au début, Jean-Louis avait opté pour des blondes, des charolaises et des croisées, avant de se spécialiser en blondes au bout de cinq ans, « pour la valorisation de la carcasse, la qualité de la viande », souligne l’agriculteur. Pourtant, ils font figure d’exception : « il y a peu de blondes dans les zones de marais mais la race s’est bien adaptée. Et nous sommes dans un vrai marais qui s’inonde ! L’avantage, c’est qu’on dispose de pâturage même en année sèche », commente Jean-Louis. La caractéristique de son troupeau est la taille moins haute de leurs vaches, qui convient pour évoluer dans les marais. Pour autant, l’arrivée de Maxime dans le Gaec en 2020 a un peu changé les choses.

La génétique en ligne de mire

Jean-Louis, Maxime et Alan présentent l’avantage d’être intéressés par des tâches différentes, ce qui leur permet une complémentarité parfaite. Si Jean-Louis est le plus mordu de génétique, Alan assure le suivi du troupeau sur son volet « finition-engraissement ». Maxime est plus porté sur l’alimentation mais son stage lors de son bac CGEA en Vendée l’a conduit à regarder de plus près la génétique. Tant et si bien que les trois agriculteurs se sont fixés comme objectif d’améliorer la génétique de leur cheptel. Lors de son installation, Maxime a investi dans une vingtaine de vaches pleines issues d’un troupeau d’un exploitant vendéen réputé pour la génétique de ses blondes. « On réalise aussi des transplantations embryonnaires et on a acheté des taureaux. On voit maintenant les améliorations sur les bêtes. En moyenne, on sort 500 kg de carcasse et cette année, on a pulvérisé nos records avec deux vaches à 630 kg », sourit le jeune agriculteur. Et le trio n’a pas hésité à se confronter aux autres éleveurs. Lors de sa formation scolaire chez Fabien Rabillé, Maxime a pu participer à des concours avec son maître d’apprentissage. Il en a gardé le virus. « On a commencé par les départementaux. Au début, on finissait à la dernière place mais cela nous a permis de nous comparer, de se situer par rapport aux autres. L’année suivante, on a emmené une génisse, Régate, qui était née chez nous, qui a terminé première de sa section. En 2022, une autre génisse, Saxonne, a fini deuxième de sa section. On attend des résultats avec la transplantation embryonnaire et le choix des taureaux, les vaches achetées. L’autre but des concours est de se faire connaître », remarque Maxime.  Mais avec son père, ils sont d’accord sur un point… Il y a les concours d’un côté mais l’élevage doit aussi « tourner ». Si une blonde, plus adaptée aux marais, plus maternelle se présente… Elle a toute sa place dans le cheptel par ses autres qualités que les standards de la race. « Il faut monter en génétique, tout en gardant la rusticité », tempère Maxime. 

Objectif : deux génisses au National

Du trio, c’est Maxime qui se colle au licol ! Dès leur plus jeune âge, il teste les veaux pour savoir ceux qui acceptent le licol. Puis, il ne compte pas son temps pour les entraîner et les habituer à marcher en mode « concours ». Non seulement l’éleveur est attaché à présenter la blonde qui aurait les meilleures qualités mais il porte une attention particulière au caractère de la vache. « Ça nous ait arrivé de laisser une blonde qui avait toutes les qualités mais qui ne supportait pas le monde. À la ferme, pas de problème pour la faire marcher avec le licol mais en concours, elle stressait trop », se souvient Maxime. 

Le National à la maison, pas question de rater ça. Le Gaec a bien l’intention de concourir. L’objectif est de présenter deux génisses de huit mois. « Cette fois, on va se comparer à beaucoup plus haut, au niveau national. Mais on espère surtout passer un bon week-end. Le côté festif, c’est primordial et le syndicat de race blondes d’Aquitaine sera ravi d’accueillir le public. On sera en soutien dans l’organisation. C’est une expérience intéressante car on va rencontrer des éleveurs de tout l’Ouest de la France, des Pyrénées à la Normandie », insistent le père et le fils. 

 

Les marais, un autre élevage

Le Gaec vise l’autonomie maximum pour l’alimentation des blondes d’Aquitaine. L’élevage en marais impose aussi quelques contraintes et présente des avantages. Ainsi, les pâturages peuvent se poursuivre durant toute la période estivale mais la mise à l’herbe est souvent plus tardive (la date est imposée). Évidemment, le prix du foncier est plus intéressant. En revanche, les bêtes qui vont pâturer dans les marais se doivent de conserver une certaine rusticité et ne pas être trop fragiles. Elles sont souvent plus petites, ce qui génère moins de carcasse, mais sont plus robustes. Les marais sont malheureusement infestés par la jussie. Sa présence rend inexploitables les pans du marais. 

Delphine Cordaz

   

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