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Loire-Atlantique - Concilier protection des cultures et préservation de la ressource en eau

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Le 23/06/2022 à 15:30 I Soyez le 1er à déposer un commentaire
Loire-Atlantique - Concilier protection des cultures et préservation de la ressource en eau

Vendredi 10 juin, une matinée technique a été organisée sur l’aire d’alimentation des captages de Saffré concernant la préservation de la ressource en eau et les nouvelles technologies.

« Ici, au Pas du Houx, nous sommes en limite du bassin de Saffré. Cette zone est concernée par la charte Bassin zéro phyto de synthèse à horizon 2040 », rappelle David Forget, président de l’association Agri Eau Saffré. Pour réfléchir avec les autres acteurs du bassin de Saffré à la problématique de l’eau, l’association a organisé vendredi 10 juin une matinée technique. « L’objectif est d’ouvrir la discussion et de faire un état des lieux des solutions agronomiques et technologiques qui existent pour réduire la quantité de produits phytosanitaires présente dans l’eau. » Au programme : quatre ateliers animés par la chambre d’agriculture, Arvalis-Institut du végétal et l’entreprise Corteva Agriscience. 

Mécanismes de transfert des phytos dans l’eau
« Pour qu’une eau soit potable, la quantité individuelle pour chaque produit pertinent doit être inférieure à 0,1 µg/L et 0,5 µg/L pour la somme de ces molécules, rappelle Anne-Monique Bodilis, ingénieure régionale chez Arvalis. Ces seuils sont fixés par la directive européenne, déclinée en droit national. » Depuis de nombreuses années, l’institut réalise des tests de diminution de rejets de produits phytosanitaires sur son site expérimental à La Jaillière au Loroux-Bottereau. « Nos terres sont assez représentatives de notre  région puisque ce sont des limons hydromorphes. Pour limiter le drainage des molécules, nous avons remarqué qu’il faut privilégier un traitement ou une fertilisation au stade jeune d’une culture, réaliser des rotations longues et éviter de cumuler trop de maïs. » Sur les parcelles non labourées, un travail du sol est recommandé avant désherbage pour casser les fissures qui apparaissent parfois dans les sols et entraînent un lessivage des molécules.

Groupe Dephy
Tiago Lodi de Souza, ingénieur réseau Dephy à la chambre d’agriculture, a présenté les intérêts d’un groupe Dephy aux agriculteurs : « Ici, ce sont les agriculteurs qui sont acteurs de leur groupe. Ils échangent sur leurs méthodes respectives et s’inspirent les uns des autres. » Au sein du groupe Dephy du bocage nantais, qui travaille notamment sur la réduction des pesticides dans l’eau, « on teste diverses rotations, le choix des variétés, des intercultures et le rôle du travail du sol ». Dans l’assemblée, certains ont soulevé la problématique d’un ray-grass de plus en plus résistant dans les blés. « On travaille aussi sur cette problématique », assure l’animateur.

Vers le tout mécanique ?
En partenariat avec Corteva, David Forget a mené quatre essais pour le désherbage de ses maïs, semés le 4 mai : chimique, mécanique et mixtes. Le désherbage chimique, réalisé le 24 mai, reste la solution la plus économique : 48 €/ha et 0,1 heure/ha, contre 88 €/ha et 1,1 h/ha pour un désherbage entièrement mécanique (deux passages de herse étrille, un de bineuse). Le désherbage mécanique demande une plus grande vigilance sur la profondeur de semis et lors du passage de la herse pour ne pas déchausser certains plants. Les désherbages mixtes (un passage de herse étrille, traitement chimique sur le rang avec ou pas un passage de bineuse) se sont révélés très intéressants, notamment par temps sec et avec des adventices composées plutôt de plantes annuelles. « Avec cette méthode, nous avons réduit de 60 % la dose appliquée », précise François Dugour, responsable Filières & Environnement chez Corteva. 

La technologie à la rescousse  
Enfin deux technologies sur lesquelles travaille Corteva ont été présentées. Grâce à l’utilisation d’un bouchon spécifique sur bidon et d’un connecteur, le système Easyconnect facilite le remplissage du pulvérisateur tout en gagnant en rapidité et en sécurité par rapport aux méthodes traditionnelles. « Son système de transfert fermé permet de vider le bidon et de le rincer sans que le liquide ne puisse s’échapper et sans que l’utilisateur soit exposé », précise François Dufour. Pour le moment, cette technologie reste onéreuse : environ 2 000 €.
Corteva est aussi associé à la start-up Carbon Bee pour proposer un service de pulvérisation ultra-localisé. Plusieurs caméras sont installées sur la rampe et couplées à une console tactile dans la cabine. Le système de coupure se fait par sections regroupant trois buses. Celles-ci sont gérées par une caméra qui analyse à la vitesse de cinq images par seconde la zone du champ. Une solution qui cible adventice par adventice…
 
Marie Hilary


 

   

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