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Loire-Atlantique - Un projet collectif pour la transition agricole

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Le 25/03/2021 à 10:30 I Soyez le 1er à déposer un commentaire
Loire-Atlantique - Un projet collectif pour la transition agricole

Suite à la concertation conduite en 2020, les agriculteurs porteurs du projet Métha Herbauges ont décidé d’en réduire la taille, un sujet qui cristallise les débats.

Avant même le dépôt du permis de construire, et donc le début de l’enquête publique, les producteurs engagés dans Métha Herbauges ont donné la parole aux riverains. Entre fin août et mi-décembre 2020, ils ont enclenché une démarche d’information et de concertation au travers « d’ateliers riverains », d’échanges avec les élus (cinq intercommunalités, onze communes, la Région, le Département) et les parties prenantes (services de l’Etat, chambre d’agriculture, Sydev, Sydela, etc.), de la mise à disposition d’un dossier de présentation et d’un registre en mairie, de la création d’un site internet... « Tout cela a permis d’expliquer ce qu’est la méthanisation et de présenter les raisons de ce projet sous cette forme-là », souligne Guillaume Voineau, président de la Coopérative d’Herbauges et éleveur laitier. Au total, plus de 300 personnes ont donné leur avis.

Bilan de la concertation
Ce mardi 16 mars à Corcoué-sur-Logne, les porteurs de projet ont dévoilé le bilan de la concertation. Les thématiques les plus abordées ont été la taille du projet, le trafic routier et les impacts sur l’environnement et le cadre de vie. Face à ces interrogations, les producteurs ont voulu être le plus transparents possible. Si ce projet est de taille « XXL » comme aiment le clamer les détracteurs, c’est pour répondre à une réalité simple : «  En Pays de la Loire, le tonnage annuel d’effluents d’élevage s’élève à 20 millions, donc cette matière existe déjà. La méthanisation est un moyen de répondre au besoin de gestion des effluents d’élevage des agriculteurs », explique Guillaume Loir, directeur exécutif de Nature Energy, l’opérateur du projet. 
« C’est d’abord un projet d’éleveurs. 230 producteurs se sont inscrits dans cette démarche, tous situés dans un périmètre de 35 km autour de la coopérative, dans le Pays de Retz et dans le Nord Vendée. Les 680 000 tonnes de matières entrantes sont la somme des effluents d’élevage de ces producteurs, soit 548 000 t, et l’apport de Cipan pour 132 000 t », précise Guillaume Voineau. La répartition est donc de 80 % d’effluents d’élevage et 20 % de Cipan.
Le deuxième sujet abordé, à savoir le trafic routier, découle du dimensionnement du projet. Pour transporter cette matière, les études préalables avaient estimé environ 85 rotations de camions par jour. « Nous comprenons bien cette inquiétude mais, actuellement, nous transportons déjà nos effluents jusqu’à nos champs. A ce jour, aucun élu nous a proposé un autre site compatible ICPE* », rappelle Guillaume Voineau. Sur le troisième point, les agriculteurs mettent en avant les atouts de la méthanisation comme la baisse de 35 % de l’achat d’engrais chimique.

Des engagements pris
Suite à cette concertation, les porteurs de projet ont pris plusieurs engagements auprès des riverains. Le plus fort et le plus impactant est celui de réduire la taille de leur projet initial : de 680 000 t de matières entrantes à 498 000 t, soit une diminution de près de 30 % (et donc un trafic routier réduit d’autant). 
« La concertation nous montre que la population n’est pas prête donc nous nous adaptons en gardant un projet viable et une technologie performante répondant aux contraintes telles que les nuisances olfactives. L’objectif de Métha Herbauges est de n’exclure aucun type d’agriculture et, surtout, de conserver les modèles agricoles en place : cela nous amène à massifier pour mettre en place un projet cohérent », insiste Guillaume Voineau. 
Cette décision implique donc une modification de la ration de base (75 % d’effluents et 25 % de biomasse végétale), l’abandon d’une partie des éleveurs et « 10 000 t de CO2 par an échappés dans l’air au lieu d’être captés », constate Guillaume Loir. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce nouveau projet ne signifie pas une baisse du coût (80 M€ sans subvention) mais plutôt une légère hausse car l’outil, tout aussi exigeant technologiquement, va perdre en performance économique. « Pourtant, ce projet a du sens et correspond à notre territoire. Je suis convaincu qu’il sera adapté à d’autres territoires. Pour le moment, nous nous concentrons sur ce projet mais nous proposerons autre chose aux producteurs qui ne pourront plus intégrer Métha Herbauges », affirme Guillaume Voineau. 
Le dialogue avec les riverains va se poursuivre. Les porteurs de projet vont solliciter la Commission nationale du débat public (CNDP) pour qu’elle désigne un expert tiers qui les accompagnera sur les enjeux d’information jusqu’à l’enquête publique. Le dépôt du permis de construire est prévu courant avril 2021, la décision du préfet est attendue début 2022, pour une mise en service de l’usine en 2023.

*Installation classée pour la protection de l’environnement.

Témoignages
Mickaël Trichet, président de la FNSEA 44
« L’agriculture doit être un acteur de la transition énergétique car, dans tous les cas, les choses se feront sans elle. La méthanisation est un projet de territoire qui fait débat au sein de la société. L’implication des élus est donc primordiale pour établir une ligne directrice sur les objectifs environnementaux. Aujourd’hui, si les agriculteurs abandonnent l’élevage au profit de la production énergétique, ce n’est pas à cause de la méthanisation, mais bien parce que la rémunération du litre de lait ou du kilo de viande n’est pas suffisante. On ne peut pas leur reprocher de faire ces choix. La solution est de travailler à une cohérence et à un équilibre entre les systèmes car la méthanisation est complémentaire de l’élevage. »

Alain Bernier, président de la chambre d’agriculture de Loire-Atlantique
« La chambre d’agriculture accompagne le projet sur les volets agronomique et technique. Ce projet favorise le maintien de l’élevage et amène de la valeur ajoutée dans les exploitations par la production d’énergie renouvelable. Il va dans le sens du climat, de la protection de la planète et donc, dans le sens de ce qu’attendent nos concitoyens. La première mission des agriculteurs est de nourrir. Ils en ont d’autres comme l’entretien des paysages. Ils peuvent aussi produire de l’énergie verte qui est une mission noble dans une période où nous voulons aller vers la diminution des émissions fossiles. Nous ne pourrons pas continuer à vivre dans le refus de tous les projets d’avenir. »

Estelle Bescond

 

   

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