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Loire-Atlantique - Viser l’autoconsommation d’énergie

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Le 05/05/2022 à 15:30 I Soyez le 1er à déposer un commentaire
Loire-Atlantique - Viser l’autoconsommation d’énergie

Depuis la pose de panneaux photovoltaïques, Philippe Verger a divisé par quatre sa facture d’électricité.

Depuis plus d’un an, Philippe Verger, éleveur de vaches laitières à Saffré, a réussi à diminuer par quatre sa facture d’électricité, « grâce à la pose de panneaux photovoltaïques ».
L’aventure commence, il y a un peu plus de quatre ans, lorsque l’éleveur souhaite produire une partie de l’énergie consommée sur la ferme. Il installe alors des panneaux photovoltaïques d’une puissance de 9 kilowatt-crête* (kWc) au-dessus de sa salle de traite « pour éviter que les panneaux ne chauffent de trop. Mais, à cette époque, je manquais de connaissances et d’équipements pour réussir à stocker l’énergie et à la répartir au fur et à mesure de la journée pour mes besoins ». En effet, la production électrique avec panneaux photovoltaïques fonctionne par intermittence : elle augmente à mesure que la journée avance avant d’atteindre un pic le midi pour ensuite décroître. Pour solutionner le problème, Philippe Verger décide de revendre l’intégralité de l’électricité produite à EDF. « Le prix était encore intéressant à cette époque-là. »

15 kWc de puissance autoconsommée
Philippe Verger n’abandonne pas pour autant son projet et fait appel à l’entreprise EIC Bât pour le conseiller. « J’ai alors installé en deux temps des panneaux. D’abord ceux d’une puissance de 9 kWc que j’ai complété par 6 kWc car la production des premiers panneaux n’était pas suffisante pour alimenter ce dont j’avais besoin sur ma ferme. » L’électricité produite lui permet aujourd’hui d’alimenter trois chauffe-eaux, dont deux à la ferme (de 300 l chacun) et un à la maison (200 l) ; un échangeur thermique qui refroidit un tank de pré-refroidissement à lait (640 000 l) ainsi que des ventilateurs qui rafraîchissent le bâtiment des vaches l’été.
Pour « stocker » l’énergie au cours de la journée, Philippe Verger alimente en priorité ses chauffe-eaux ou son tank de refroidissement. En effet, l’éleveur ne possède pas de batterie lui permettant d’emmagasiner l’électricité produite « car l’investissement reste beaucoup trop cher ». À la place, il utilise ses ballons et son tank. « Ils emmagasinent de la chaleur ou du froid lors des pics de production d’électricité que j’utilise ensuite lorsque j’en ai besoin. » Dans l’exploitation agricole, le tank représente la plus grande source de consommation électrique. « Aujourd’hui, je gagne deux heures de fonctionnement par jour : une heure le matin, une heure le soir. ». Grâce à une application, il règle en temps réel son onduleur pour choisir le poste à prioriser.
L’hiver, le peu d’ensoleillement couplé à une faible durée du jour oblige l’éleveur à compléter davantage ses besoins en énergie auprès d’EDF. « On est sur 60 % d’achat, 40 % autoconsommé contre 10 % d’achat et 90 % autoconsommé l’été. » Les jours de pluie aussi, « l’achat peut représenter jusqu’à 80 % de mes besoins ».

Produire « sans frais »
Philippe Verger économise aujourd’hui quatre fois le prix de son électricité, « ce qui est non négligeable dans un contexte de hausse des prix de l’énergie ». Ainsi, sur une facture annuelle autrefois comprise entre 6 000 et 6 500 €, l’éleveur économise 2 000 € via la revente de son électricité : « à hauteur de 17 centimes le kilowatt ». « Et sur les 4 000 € restants, je n’en débourse plus que 1 500 € grâce à mon système d’autoconsommation. » L’investissement de départ a été raisonnable : « Seulement 22 000 € pour l’achat des équipements et la pose des panneaux pour mon unité de 15 kWc. Et 17 000 € pour mon poste de revente. » D’ici six à sept ans, Philippe Verger aura amorti ses investissements. « Avec des panneaux qui conservent aujourd’hui 100 % de leur puissance pendant 20 ans, cela veut dire que je produirai mon électricité "sans frais" pendant environ treize ans. » Au-delà, les panneaux auront un rendement de 97 % « largement suffisant pour mes besoins ». Au niveau de l’entretien annuel : un nettoyage « de 30 à 45 minutes suffit ». L’éleveur est pleinement satisfait de son installation et convaincu de son intérêt. « Plus le coût de l’énergie sera élevé, plus la pose de panneaux sera intéressante. »

*Le watt-crête est l’unité utilisée pour mesurer la puissance maximale qu’un panneau solaire est capable de fournir dans des conditions idéales (fort niveau d’ensoleillement, température de 25°C, une inclinaison de 30° à 35°, et aucun espace ombragé).

Marie Hilary


 

   

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