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Le sarrasin, une culture qui revient au goût du jour

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Le 14/12/2021 à 10:30 I Soyez le 1er à déposer un commentaire
Le sarrasin, une culture qui revient au goût du jour

Pour améliorer la qualité de récolte du sarrasin, une nouvelle technique de fauchage-ramassage se développe. Témoignage de Stéphane Lavigne, éleveur de volailles à Marsac-sur-Don.

Vendredi 24 septembre, la récolte du sarrasin bat son plein sur les terres de Stéphane Lavigne. Cet éleveur de volailles bio, à Marsac-sur-Don, produit chaque année environ 25 ha de sarrasin. Il a semé début mai un mélange des variétés Kora, La Harpe et Spacinska. « En général, je récolte début octobre mais cette fois-ci on a semé un peu en avance et ils annoncent de la pluie, raconte Stéphane Lavigne. Le sarrasin est intéressant, surtout en bio, car il s’insère facilement dans une rotation et est écologique. Entre le semis et la récolte, il ne nécessite ni fongicide ni herbicide. » Si le semis est bien réussi, le sarrasin empêche la production d’adventices grâce à son couvert étouffant et son effet allélopathique. « Les racines du sarrasin produisent des composés biochimiques qui interagissent avec les plantes voisines, inhibant leur croissance ou leur germination. »
Sur le département, le sarrasin est utilisé comme couvert végétal estival, culture de remplacement après une mauvaise année en maïs ou encore en nettoyage après une friche. « Il est facile à implanter, demande peu d’entretien et n’est pas trop cher : 50€ /ha pour des semences de ferme ou 100€/ha si achat, précise Gilles Le Guellaut, chargée de mission bio pour le 44 à la chambre d’agriculture. Son cycle court, de 120 jours environ, permet un semi tardif aux mois de mai-juin ou après les moissons des céréales d’hiver. Le moment critique est la levée, « ensuite une température inférieure à 30°C et deux ou trois pluies d’orage suffisent à son développement ».
Malgré ses nombreux atouts, le sarrasin a perdu de sa superbe ces dernières décennies. « Historiquement, il était répandu en Pays de la Loire mais le faible coût de l’importation, en provenance du Canada et des pays de l’Europe de l’Est, a freiné son développement en France », précise le conseiller.

Une récolte en deux temps
Pour une récolte plus rapide, plus efficace et moins coûteuse, Stéphane Lavigne ramasse son sarrasin en deux temps. Il commence par le faucher une fois arrivé à maturité, ce qu’il identifie grâce au « changement de couleur du grain qui devient marron ». Cette fauche a l’avantage d’être peu coûteuse, « environ 60€/ha », précise le conseiller. Disposé en andains, le sarrasin sèche ensuite entre cinq et sept jours sur la parcelle. « Puis on le ramasse grâce à une moissonneuse-batteuse munie d’un pick-up, explique Stéphane Lavigne. Grâce à ce procédé, je ramasse les rangées d’andain une part une à une vitesse de 10 km/h. » Une récolte rapide donc, mais qui doit être réalisée au bon moment. « Quand le sarrasin passe dans les batteurs, il ne faut pas qu’il soit trop humide. Sinon, les grains éclatent et mettent de l’humidité partout. Et c’est ce qu’on veut éviter à tout prix ! »
Grâce à cette technique, Stéphane Lavigne gagne du temps et la qualité de ses grains est meilleure. « L’année dernière, je n’ai quasiment pas eu besoin de faire appel à une entreprise pour sécher mon sarrasin. Lorsque le taux d’humidité est de 13-14 et que le sarrasin présente peu d’impuretés, il peut être stocké directement à plat en grange. Attention à ne pas dépasser dans ce cas les 1,5m de haut. » Cette technique présente tout de même un bémol : la disponibilité en matériel pour faucher. Stéphane Lavigne est allé se procurer sa faucheuse-andaineuse dans le Maine-et-Loire. « En Vendée et en Maine-et-Loire, les Cuma et les ETA sont plus équipés que chez nous », précise Gilles Le Guellaut.
Cette technique de fauchage-ramassage est prometteuse et se développe de plus en plus sur le département. Malgré certains aléas climatiques, le séchage devrait être moins conséquent que dans le cas d’un ramassage en une fois. « Dans un contexte de hausse du prix de l’énergie, faire sécher le moins possible son sarrasin est intéressant », conclut Gilles Le Guellaut.

Marie Hilary
 

   

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